Quand j’entends le mot "répétitions", je pense immédiatement aux nombreux fous rires que nous avons eus et qui nous ont aidés à resserrer les liens entre nous. Je pense aussi à l’insouciance des toutes premières répétitions quand nous n’étions pas encore conscients que nous allions présenter notre travail à un public, un vrai !Nous avons dû lire et relire nos textes pour les comprendre au mieux, écouter les précieux conseils de Tristan Dubois, notre metteur en scène, et commencer à les jouer. Jouer pour la première fois des textes que nous n’avions pas encore apprivoisés était vraiment délicat et a été, pour ma part, le moment le plus stressant.Avions-nous tous compris les textes de la même façon ? Allions-nous pouvoir retranscrire les émotions que nous avions eues pendant leur lecture ? Aurions-nous le courage de porter sur scène des textes dont les thèmes étaient parfois très sombres ? Une fois ces appréhensions dépassées, les répétitions ont été un réel plaisir et la bonne humeur était telle que nous n’avions pas l’impression de travailler.Et pourtant ! Chacun s’est totalement investi pour que le résultat soit à la hauteur de nos éspérances.
Les répétitions évoquent aussi pour moi l’entraide et la solidarité. Si l’un d’entre nous doutait,hésitait ou se décourageait, les autres étaient là pour le rassurer et l’encourager. Lorsque certains d’entre nous répétaient leur scène, les autres en profitaient pour échanger quelques mots et de belles complicités sont nées de ces moments-là. Plus rarement, les répétitions nous parurent longues et interminables, chacun voulait jouer sa scène mais le temps nous manquait. Ces instants pénibles nous ont appris à être plus patients, plus tolérants et à renforcer notre esprit de groupe. D’ailleurs, nous n’en retenons que du positif.
Quant aux répétitions à l’espace 600,la salle où nous nous sommes produit, elles furent encore plus intenses et riches en émotions. Je me souviens encore de la découverte de la salle qui a été un moment magique. Nous réalisions enfin que nous allions jouer devant des centaines de personnes et avons pu prendre nos marques sur scène. Le rythme des répétitions s’est intensifié jusqu’au jour J où nous n’étions pas prêts du tout à 5h de la représentation ! Nous avons donc répété toute l’après-midi et notre envie de réussir était si forte que tous les problèmes se sont résolus. Les uns commençaient à être stressés, les autres ne réalisaient pas encore, d’autres s’amusaient à terroriser leur petits camarades à l’aide d’une fausse hache(n’est-ce pas Camille ? ;->).Puis, ce fut l’heure du spectacle... Les anecdotes pendant les répétions sont si nombreuses qu’il nous serait impossible de toutes les écrire. Mais je me souviens particulièrement des phrases très spontanées de Tiffany qui arrivaient quelques fois à un moment crucial et qui permettaient de détendre l’ambiance, au trafic de nourriture qui sévissait entre les membres affamés de la troupe en raison de l’heure tardive(18h30 !),aux séances coiffures qui nous aidaient à patienter en attendant notre tour, et aux séances photos plus ou moins sauvages qui ont immortalisé ces moments si précieux ! Les répétitions ont été la base de ce lien très fort qui perdure encore aujourd’hui entre nous tous et elles seront toujours associées au bonheur commun qui nous a unis, le bonheur de jouer.
| AGENDA | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||